Accueil » A la une » Tout sur le don d’organe

Tout sur le don d’organe

Nous allons aborder un sujet essentiel : le Don d’organe d’un point de vu islamique mais aussi d’un point de vu « légale » en France.
Qui ne s’est pas posé la question au sujet de la position religieuse concernant le don d’organe ? Mais nous allons dans un premier temps aborder la législation française en vigueur.En France, en 2013, 18 976 personnes sont en attente d’une greffe. A l’heure où il devient de plus en plus compliquer de bénéficier d’une greffe, le 14 Avril 2015, un projet de loi sur la santé a été largement adopté par l’Assemblée nationale. Le but de cette loi est de renforcé le consentement présumé au don d’organes ; en effet l’acceptation au don d’organes sera présumée chez toute personne décédée et ayant atteint la majorité. En gros si vous n’exprimez pas clairement votre refus au sujet du don d’organe par le moyen exclusif du registre national des refus alors vos organes seront prélevés. (Dans le cas où cela devient possible : mort cérébrale…)
Actuellement ce sont les parents ou les tuteurs qui décident d’autoriser ou non le prélèvement d’organes, et lors de la question fatidique aux membres de la famille le taux de refus est d’environ 40%…. Des données très contradictoires avec un sondage réalisé en 2013, qui annonce qu’environ 80% des Français interrogés seraient disposés à faire don de leurs organes.Ce décalage s’expliquerait principalement par l’attitude souvent négative des proches qui, interrogées dans un moment de choc affectif, optent pour le non par précaution.Après le passage de cette loi les proches du disparu seront uniquement informés de la nature de l’opération et de l’organe prélevé et n’exerceront pas de droit sur les organes du proche défunt.Si vous ne souhaitez pas que vos organes soient prélevés de façon systématique après votre mort, il faut télécharger et remplir ce document, et suivre les instructions. Vous pourrez par la suite modifier votre souhait le cas échéant.  télécharger le formulaire 

Nous allons maintenant essayer de répondre aux questions relatives aux dons d’organes, mais d’un point de vieux strictement religieux cette fois ci.

Est-ce Licite ou illicite ? Peut-on donner n’importe lequel de nos organes ? A n’importe quelle personne ou y a-t-il des restrictions ?

Vous trouverez vos réponses en lisant cette Résolution de l’Académie Islamique de Jurisprudence

organe

« Question : Nous est-il permis de donner ou de recevoir des organes, étant donné que le Coran ne comporte aucune interdiction formelle de la  greffe d’organes ?

Réponse

Louange à Allah

C’est un sujet qui a fait l’objet d’une recherche menée au sein de l’Académie Islamique de Jurisprudence, qui a abouti à la résolution que voici :

Premièrement, il est permis de prélever un morceau d’un corps et de le greffer dans une autre région du même corps, à condition d’être sûr que le profit de l’opération l’emporte sur l’éventuel préjudice pouvant en découler et à condition encore que l’opération vise à remplacer un organe perdu, ou à lui redonner sa forme ou sa fonction normale, ou à réparer un défaut, ou à corriger une laideur qui provoque un préjudice psychologique ou organique.

Deuxièmement, il est permis de prélever une partie du corps d’une personne et de la greffer dans le corps d’une autre personne, si la partie prélevée se renouvelle comme le sang et la peau. Toutefois, il faut respecter les conditions du donneur et vérifier la conformité de l’opération aux normes fixées par la Charia.

Troisièmement, il est permis de tirer profit d’une partie d’un organe amputé du corps pour cause de maladie comme le prélèvement de la rétine d’un oeil enlevé pour cause de maladie.

Quatrièmement, il est interdit de transférer un organe vital comme le cœur d’une personne vivante au profit d’une autre personne.

Cinquièmement, il est interdit de prélever un organe d’une personne vivante, si l’enlèvement de l’organe perturbe une fonction essentielle pour la survie, même si celle-ci n’en dépend pas, comme le prélèvement des rétines des deux yeux.

Si le prélèvement n’entraîne que paralysie partielle d’une fonction essentielle, la question fait encore l’objet de recherches et d’examens comme indiqué au 8e paragraphe.

Sixièmement, il est permis de prélever un organe d’un mort pour le greffer dans le corps d’une personne vivante dont la survie dépend de cette opération, ou quand celle-ci est nécessaire pour assurer une fonction essentielle de son corps, à condition d’obtenir l’autorisation du défunt ou ses héritiers après sa mort ou l’accord de l’autorité musulmane, si le défunt est un inconnu sans héritiers.

Septièmement, il faut tenir compte du fait que l’acceptation du transfert d’organes dans les cas expliqués ci-dessus est assujettie à la condition que le transfert ne se passe pas grâce à des organes achetés car il n’est pas permis à aucun cas que les organes humains soient l’objet d’une vente.

Quant au don d’argent de la part du bénéficiaire pour obtenir l’organe recherché en cas de nécessité ou pour honorer le donneur, il fait encore l’objet d’études et d’examens.

Huitièmement, tout ce qui relève du présent sujet et qui ne s’inscrit pas dans un des cas sus-indiqués doit faire l’objet d’études à la lumière des données de la médecine et des dispositions de la Charia. Voir aussi les questions 2141, 2159, 424.

Allah le sait mieux.

Résolution de l’Académie Islamique de Jurisprudence »

Partager c'est nous aider à nous développer...Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someoneShare on Google+Digg this

Commentaires

comments

Auteur : Pysha
Tags

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

}
AllAccessDisabledAll access to this object has been disabled4947E683B574C09EveHkog4i83Ffa4VAxNB6mv3ZXgg7Lx3j0E9r7p/MrHeLfA7ymHtVTRcvFPuneVyHiNTdVx0yDGs=